31.7.07

Le mal de vivre d'une jeunesse branchée exposé à Marseille

Les premiers pas sont pénibles : assailli par le son assourdissant qui envahit cet immeuble de l'ancienne friche de la Belle-de-Mai, devenue un actif centre culturel marseillais, le visiteur croit d'abord s'immiscer dans une répétition de concert hard-rock. Mieux vaut s'y habituer tout de suite : jamais l'exposition où il vient de pénétrer ne le laissera en paix. Joliment intitulée "Enlarge your Practice", elle s'inspire de cette culture Internet dont les spams sont un des symptômes. "Elargissez votre pratique", comme ces innombrables courriels qui invitent à "élargir son pénis" : tel est le quotidien de la trentaine de très jeunes artistes invités là par trois commissaires, Jean-Max Collard, Claire Moulène et Mathilde Villeneuve. Post-ados inspirés par les délires accidentés de l'émission de MTV Jackass, par l'esthétique vidéo amateur type YouTube, bref, par tout ce qui construit la jeunesse actuelle. Ils font donc du bruit, c'est normal.
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Tout l'intérêt de l'exposition est d'aider ceux qui n'ont plus leur âge à comprendre pourquoi. C'est surtout frappant dans la première partie de l'exposition, au deuxième étage, plutôt que dans la seconde partie, plus apaisée mais moins convaincante, du rez-de-chaussée. Le simulacre de jeu vidéo conçu par Brody Condon, spécialiste californien de la 3D, fournit les premières clés : les super-héros y plongent dans le vide, se consument ou se font exploser. Ils donnent le la de cette musique : si quelque chose fait du bruit ici, c'est le mal de vivre des années 2000.
FUREUR DE VIVRE POST-PUNK
Il se dessine comme une violente chorégraphie filmée en silence par le Français Fabien Giraud, valse muette et malmenée d'une fureur de vivre post-punk. Il se profile en arrière-plan dans la vidéo où Julien Prévieux bouscule, au hasard des rues, des quidams qui ne lui ont rien demandé. Comme beaucoup ici, ce jeune artiste français semble l'héritier absurde des performers des années 1970 ; l'enfant débile d'un monde qui ne lui offre rien.
Dans un autre film, le vidéaste français Olivier Dollinger donne à ce syndrome un visage : celui de jeunes gens casqués qui, blottis dans une voiture, semblent attendre le signal du départ pour se lancer dans un "crash-test". On ne voit que leurs yeux. Cette légère anxiété et ce sens du défi, cette adrénaline et déjà l'ennui qui s'annonce de la vie recommencée : un beau portrait du XXIe siècle.
Ailleurs, des combattants dérisoires se bataillent à coups de vaisselle. Des gamins font des acrobaties interdites dans le métro. Des dépouilles gisent à terre. Autant de réponses à une époque sans autre perspective que l'apocalypse.
Quand on retourne à l'installation sonore qu'on avait prise d'abord pour un concert hard-rock, l'état d'esprit a changé. On comprend mieux la symphonie chaotique et bruitiste, sans rythme ni crescendo, qui naît de ces dizaines de baffles posées à terre par le Californien Jim Skuldt : elle sonne comme la mélodie du tragique-contemporain.com.
Emmanuelle Lequeux - LE MONDE 30.07.07

"Enlarge your Practice", Friche Belle- de-Mai, 41, rue Jobin, Marseille-3e. Tél. : 04-95-04-95-94. Jusqu'au 15 septembre. Du mardi au samedi de 15 à 19 heures. Entrée libre. http://www.sextantetplus.org/.

30.7.07

Les merveilles de demain (4)

Notre feuilleton de l'été : Les merveilles de demain !Alors que le quotidien le plus néoconservateur de France lance un concours qui sent l'opportunisme réchauffé à défaut d’avoir des trucs intéressants à raconter en demandant aux provençaux de choisir entre la Bonne mère et le Vélodrome (un stade !!!) la merveille du patrimoine marseillais, nous lançons notre concours à nous !Manifeste ludique mais honnête et exigeant dans une ville endormie en ce moment par la saison estival où tout à chacun préfère la plage, la mer et la sieste à la ville !Quel « merveille » architecturale demain à Marseille ?Ok, c’est dur dans une ville qui donne l’impression de ne jamais vraiment avoir réussi à assumer une modernité architecturale depuis le viol du Corbu. dans les années 1950 ! Une ville où les édiles jouent au Monopoly en tartinant de tuiles le paysage marseillais. Une ville qui ne connaît pas encore le mot urbanisme…Les lendemains seront-ils plus courageux… rien n’est moins sur dans cette ville aujourd’hui en marge complet du débat mondial sur l’architecture.Pauvres architectes marseillais que nous sommes ! Pauvres marseillais !
Reprenons cette semaine notre tour des futures merveilles de l'architecture marseillaise.
Aujourd'hui la future grande mosquée de Marseille déjà annoncée comme la plus grande de France !
Wouha c'est pas trop tôt dans une ville qui compte 200 000 musulmans !
Annoncée depuis 100 ans, il semble que cette fois-ci ce soit la bonne malgré les embrouilles administratives des fachos du FN.
Alors une grande mosquée à Marseille, voilà un projet qui devrait exciter tous les architectes du monde entier qui en ont marre de faire des collèges, des tours ou des cigalous au kilomètre. L'occasion est trop belle d'affirmer la modernité et l'ouverture d'une religion actuelle face à l'obscurantisme groupusculaire. Occasion peut-être pour Zaha Hadid de nous refaire le coup du concours de la mosquée de Strasbourg, projet perdu, mais au combien prometteur... L'eau vous monte à la bouche. Marseille va participer au débat architectural...
Et bien non, ici on vous l'a déjà dit c'est pas pareil ! Point de concours à ma connaissance, un site choisi au cul du loup, un architecte local choisi par on ne sait quel réseau ( Abdel-Wahab Khelif ) et surtout un projet... disons pour l'instant néo-mauresque ! L'Alhambra, Samarkand, Istanbul, les références historiques magnifiques et universelles ne manquent pourtant pas.
Gageons que les images qui circulent à propos de ce projet ne soient que des images (!) et que le plus beau projet de Marseille aujourd'hui, le plus symbolique, le plus rare puisse devenir une merveille de l'architecture...

à suivre... vraiment !


29.7.07

«J’affirme une culture de combat pour convertir le malheur en bonheur»

Interview trouvé dans le Libération du 28 juillet 2007, Par Anne-Marie Fevre.
Rudy Ricciotti, véritable ingénieur-bâtisseur, conçoit la pratique architecturale comme un acte républicain. Il dénonce le politiquement correct et la bureaucratie. Défenseur de la mémoire des lieux, il revendique ses origines sans régionalisme, son Sud étant terre de migrations et de voyages.

Quand vous avez reçu en janvier le Grand prix national de l’architecture 2006, vous avez lu un pamphlet virulent, HQE (pour «haute qualité environnementale»), où vous vilipendez la «fourrure verte, futur opium de l’urbain». Une provocation, en plein pacte écologique consensuel ?
La HQE est une impensée politique. Elle permet toutes les manipulations mentales, pour créer de nouveaux pouvoirs sur le dos de l’environnement, et le martyriser autrement. Tout le monde veut faire des bénéfices avec ce nouveau commerce. Chauffage, ventilation, climatisation réactivent le penchant naturel de l’industrie du bâtiment pour le mercantilisme consumériste. La HQE génère une surconsommation de matériaux et de volumes dont les conséquences vont être diaboliques pour l’environnement et l’enlaidissement du pays. La fourrure verte, c’est l’eldorado de l’arnaque. ll faut être violent face à cette nouvelle dictature de la pensée. Tout le monde a peur du soleil, alors que l’on peut avec 40 mètres de baies vitrées accumuler l’énergie solaire sans «double peau de mes deux», nouvelle religion environnementale. Cela devient obscène d’ouvrir les fenêtres, pour moi, c’est un acte révolutionnaire. Il faut retrouver des gestes simples, et réduire cette emphase technologique. Car, il faudra réparer ! Je prône une monomatière, la peau et les os, une architecture aux pieds nus, mais qui soit corporelle, sensuelle. Et je me bats pour la réduction du coût de l’architecture. A Aix-en-Provence, le Centre chorégraphique revient à 1 300 euros le mètre carré, la bibliothèque universitaire des Grands-Moulins de Paris-VII, à 980 euros le mètre carré.
Ce pamphlet est évidemment provocateur. Face à ce slogan barbare de «HQE» je reprends la formule de l’architecte Jean Guervilly : «Le H, j’en prends de temps en temps, le Q autant que je peux, mais pour le E, j’hésite». Mais c’est un combat très sérieux.
Vous dénoncez aussi la démocratie participative ?
Je ne veux pas passer pour un républicain pur et dur, mais j’ai envie de dire aux associations : «Vous n’avez pas tous les droits. Ne vous substituez pas aux élus !» Est-ce que Bertrand Delanoë est encore patron de sa ville ? Les Verts - ou les «Khmers verts», comme les a baptisés le critique Philippe Trétiack - sont devenus réactionnaires. Ils ne voient que des graminées dans des jardinières. ll faut arrêter de tergiverser, je veux des gens responsables. L’architecture est un témoin du vivant, du réel. On bâtit la Cité ensemble, il faut accumuler des énergies, pas la réduction des énergies. J’ai concouru pour la cité du design à Saint-Etienne, et c’est Finn Geipel qui a gagné. J’ai pourtant eu le soutien des associations patrimoniales, car je proposais de ne pas détruire l’ancienne manufacture en jouant avec la mémoire souterraine du lieu. Le maire, Michel Thiollière, a pris sa décision politique, il a tranché pour une platine climatique, il a fait son boulot, et moi le mien. C’est pourquoi ce pamphlet HQE lui est amicalement adressé.
Mais on ne peut pas tout accepter, notamment de ceux qui n’aiment ni l’art contemporain ni la danse contemporaine ni la poésie. Aux Grands-Moulins de Paris-VII, j’ai fait restaurer un tag magnifique. C’est une tronche polychrome incroyable, avec beaucoup de savoir-faire. Je l’ai fait inventorier comme un morceau d’histoire, telle une datation du lieu et dans la logique archéologique du bâtiment que j’ai défendue. Il y a des gens à la bibliothèque qui le trouvent obscène, voire nazi ! Les béotiens n’ont pas tous les droits. Si avec la concertation, c’est le niveau le plus médiocre du débat qui s’impose, je résisterai.
D’Aix à Paris, chaque projet est une bataille ?
Même quand je perds, je gagne. J’en ai perdu des batailles, à Marseille, pour la gare maritime, c’était un projet radical qui célébrait l’onirisme du port perdu. Je préfère un échec brillant à une gloire médiocre. La bataille est fondamentalement onirique, c’est de l’énergie, de la multitude, du toucher. Ce n’est pas un combat impérialiste, ce n’est pas prendre le pouvoir, ni le fric, c’est la célébration du vivant, c’est le combat des idées. Le combat est vertical, rugueux, comme mon architecture, je suis plus proche de la verticalité que de l’horizontalité, qui est lisse. Le lisse, c’est la violence.
Nous sommes dans le Pavillon noir à Aix-en-Provence, justement si vertical ?
Il est vertical, mais violent et doux. Je l’ai bâti pour le chorégraphe Angelin Preljocaj, j’ai dit que c’était son portrait, la gueule d’Angelin, sec, osseux, tendu. Simple, anti-sismique, incliné, en tension, le bâtiment joue sur la limite. Car c’est un centre chorégraphique, et comme la danse, il provoque les limites de la physicalité. Il est brut, en béton noir, c’est un engagement, un bâtiment solitaire qui a dû s’imposer dans un contexte urbain accablant, pompier, sucré et postmoderne. Il y a eu des polémiques dans la région. Ici, la maire Maryse Joissains-Masini ne s’est pas dégonflée, elle a assumé ce bâtiment.
C’est évidemment une allégorie à la violence, comme l’a été le stadium de Vitrolles en 1994, aujourd’hui abandonné, où je jouais avec le béton, le rouge et le noir. Lui aussi est d’apparence brutale, mais il livre de la tendresse par ses ombres portées sur le monde. C’est son allure frontale qui est d’abord visible, mais la visibilité d’un bâtiment ne suffit pas, c’est l’ombre portée qui compte. S’il n’y a pas d’ombre, c’est inquiétant.
Un de vos autres engagements, c’est le béton ?
Le béton, c’est une tradition française, on a inventé tous les ciments, les bétons. J’aime cette mémoire sociale là, ce savoir-faire entrepreneurial. On continue d’inventer tellement de bétons, légers, fibreux, boisés chez Lafarge. Et le béton serait fasciste, tandis que le verre transparent serait plus démocratique ? Je suis convaincu qu’il faut travailler sur des structures béton, car c’est écologique. Le béton est inscrit dans une chaîne de production courte, donc d’économie de transports. On n’a pas besoin d’aller polluer les mines africaines. Le béton est home-made, il a besoin de gens, de mains, de charpentiers, de boisiers, dans un compagnonnage et une logique transversale. On n’est pas architecte tout seul, mais avec les autres ; c’est comme dans un tableau de bataille où il y a des archers, des fantassins qui embrassent toute la scène, qui donnent la lumière à ce panorama. Mes projets sont de plus en plus complexes, ils impliquent des métiers, des partenariats, des ingénieurs. Et que tout le monde soit tiré vers le haut.
Partout, vous défendez la mémoire d’un lieu ?
Ce n’est pas névrotique ni franchouillard de dire que l’on partage le sol avec des gens, on doit pouvoir débattre de l’identité. Il faut revenir à la notion de contexte d’une commande, refonder un territoire donné qui est économique, juridique, social, culturel. Avec la globalisation, à force de dire que l’identité n’existe plus, nous irons vers un nivellement par le bas. Si je me bats, c’est que j’ai peur de toutes ces horreurs plastiques partout, peur que l’on perde la mémoire.
Le Mucem de Marseille [musée national des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, ndlr], le Palais des festivals de Venise, l’agrandissement du Louvre, ou le centre national chorégraphique d’Aix-en-Provence, ont en commun l’idée de croyance et la difficulté d’être. Cette nécessaire croyance qui permet de croire encore au contexte et à sa physicalité la plus concrète. Par voie de conséquence, l’écriture de l’architecture est toujours confrontée à toutes les difficultés car il faut faire. toujours. L’utopie est absurde, elle ne fait plus sens, seule la transformation du réel est critique et révolutionnaire, cette transformation du réel produit du travail et la culture du travail produit la cohésion sociale, il faut commencer par là si l’architecte veut rencontrer la question politique.
Du musée des civilisations à Marseille au Louvre, vous travaillez surtout pour l’Etat ?
Et c’est un honneur. J’aime l’idée de l’ordre institutionnel, et j’en veux à ceux qui créent de la bureaucratie et jettent un discrédit sur le fonctionnement de l’Etat. Il faut réhabiliter la parole des politiques, face aux intellectuels, aux architectes morts de trouille, leurs mots autoplaçants, la liquidité de leur pensée. J’affirme une culture de combat, pour convertir le malheur en bonheur, comme le proposait l’architecte et ami disparu, Jacques Hondelatte. L’architecture doit être un outil bienveillant. Je continue à me battre contre tout ce qui réduit l’énergie créatrice, c’est-à-dire la surrèglementation. Et ce n’est pas poujadiste, c’est contemporain. Comme l’architecte Patrick Bouchain, il faut instrumentaliser les systèmes, il est très malin lui pour contourner les réglementations afin d’aller au bout de son projet, moi, je ne contourne pas par principe.
Comment réengager socialement l’architecture ?
Il faut réformer en profondeur, notamment par rapport aux bailleurs de logements sociaux qui disposent de capitaux colossaux alors qu’ils produisent avec l’argent des autres. Les logements sociaux devraient pouvoir être vendus, comme en Espagne, au bout de vingt ans aux locataires. Il faut surtout éviter la monoactivité, et revoir le statut des logements collectifs, que les rez-de-chaussée soient dévolus à de jeunes entreprises, à des artisans, des métiers, pour recréer de la densité, de l’échange. Il faut fabriquer du foncier, des droits à bâtir. Pourquoi n’arrive-t-on pas à réformer cela ? Je ne prône pas l’ultralibéralisme, mais il faut donner de l’air en réinventant la densité.
Vous êtes un fils de maçon d’origine italienne installé à Bandol, vous vous revendiquez «sudiste» ?
Il ne s’agit pas d’une d’affirmation sudiste impérialiste, ni régionaliste, j’évoque toujours «les Suds», un territoire méditerranéen de migrations. On ne se revendique pas du Sud par extrait de naissance, mais par un extrait de voyage, par conviction. Je ne suis pas régionaliste, au contraire, les plus grands ennemis du Sud sont au sud. Moi-même, j’ai été révélé par Paris. C’est peut-être un complexe, mais j’ai la conviction que le Sud souffre plus, qu’il disparaît plus vite, qu’il a moins la capacité de résister, que le massacre du littoral est irréversible. C’est pourquoi dans le pamphlet Blitzkrieg, en 2005, j’ai écrit qu’il fallait bombarder, comme dans un film baroque de Zeffirelli, cette armée de lotissements mais sans toucher à la mer. En Bretagne ou à Bordeaux, ils ont fait de belles choses. ll y a dans ce Sud-là de la France une culture de la collaboration.
Vous n’avez que le mot «chair» de l’architecture à la bouche ! Et le virtuel ?
J’exècre le cybermonde, le virtuel. Evidemment pas l’outil, j’ai un site et on produit des images numériques. Pour un projet, je travaille d’abord avec des mots, je suis un lacanien de l’architecture. Je crois à la réalité physique de la matière, à la frontalité, comme le peintre, c’est face à un tableau vertical que l’on rencontre la question du pouvoir. Le virtuel met de la distance, je rejette toute célébration de la distance car elle ne crée aucune distinction. Aujourd’hui, on peut énoncer une parole sans preuve, j’élève le cognitif au rang de la doctrine. De même que je déteste l’éloge du banal, on a le droit d’esthétiser le monde, et les idées sont un chantier ouvert où tout le monde a sa place. Il a d’abord fallu être porteur d’eau, puis tailleur de pierre, avant de bâtir une cathédrale comme celle de Chartres. Plus on monte dans la cathédrale, plus on découvre les contorsions du réel, l’animalité des chiens aux sexes brandis qui deviennent subversifs par rapport à l’ordre de la religion. Plus on monte, plus on s’éloigne de l’horizon christique pour aller vers le diable.

27.7.07

Les merveilles de demain (3)

Notre feuilleton de l'été : Les merveilles de demain !Alors que le quotidien le plus néoconservateur de France lance un concours qui sent l'opportunisme réchauffé à défaut d’avoir des trucs intéressants à raconter en demandant aux provençaux de choisir entre la Bonne mère et le Vélodrome (un stade !!!) la merveille du patrimoine marseillais, nous lançons notre concours à nous !Manifeste ludique mais honnête et exigeant dans une ville endormie en ce moment par la saison estival où tout à chacun préfère la plage, la mer et la sieste à la ville !Quel « merveille » architecturale demain à Marseille ?Ok, c’est dur dans une ville qui donne l’impression de ne jamais vraiment avoir réussi à assumer une modernité architecturale depuis le viol du Corbu. dans les années 1950 ! Une ville où les édiles jouent au Monopoly en tartinant de tuiles le paysage marseillais. Une ville qui ne connaît pas encore le mot urbanisme…Les lendemains seront-ils plus courageux… rien n’est moins sur dans cette ville aujourd’hui en marge complet du débat mondial sur l’architecture.Pauvres architectes marseillais que nous sommes ! Pauvres marseillais !
Dernier concurent cette semaine... Le MUCEM.

Se fera ou se fera pas ?

Voilà ce qu'on en disait ici même il y a quelques semaines :

Une tour d'assaut, un fort qui se la joue château, une musée prévue en 2008, puis en 2009, puis en 2010, enfin peut-être en 2011... une tour Carré, dite du Roi René avec vue enfin accessible, une première tranche ouverte depuis quelques jours, mais pas depuis la tour Carré, et toujours un Maire qui ne veut pas de ce musée, un directeur qui n'aime pas l'architecte, l'architecte qui est trop fort, bref, c'est un peu n'importe quoi, mais c'est normal, on est à Marseille, et la création du MUCEM, à l'image de la politique des musées de cette ville, ... fastidieuse, incohérente, incompréhensible ? non : misérable ! Rudy, vite !

Rien d'autre à dire !


à suivre...



26.7.07

Les merveilles de demain (2)

Notre feuilleton de l'été : Les merveilles de demain !Alors que le quotidien le plus néoconservateur de France lance un concours qui sent l'opportunisme réchauffé à défaut d’avoir des trucs intéressants à raconter en demandant aux provençaux de choisir entre la Bonne mère et le Vélodrome (un stade !!!) la merveille du patrimoine marseillais, nous lançons notre concours à nous !Manifeste ludique mais honnête et exigeant dans une ville endormie en ce moment par la saison estival où tout à chacun préfère la plage, la mer et la sieste à la ville !Quel « merveille » architecturale demain à Marseille ?Ok, c’est dur dans une ville qui donne l’impression de ne jamais vraiment avoir réussi à assumer une modernité architecturale depuis le viol du Corbu. dans les années 1950 ! Une ville où les édiles jouent au Monopoly en tartinant de tuiles le paysage marseillais. Une ville qui ne connaît pas encore le mot urbanisme…Les lendemains seront-ils plus courageux… rien n’est moins sur dans cette ville aujourd’hui en marge complet du débat mondial sur l’architecture.Pauvres architectes marseillais que nous sommes ! Pauvres marseillais !
Toujours Euroméditerranée, toujours face à la mer et toujours par un Italien... La peut-être future merveille de l'architecture marseillaise de demain présentée aujourd'hui c'est Euromed Center !

Massimiliano Fuksas signe un projet hybride : bureaux, hôtel, commerces et même cinémas pour un certains Besson ! Bref une programmation très internationale pour une architecture très…internationale... Attention j'ai pas dis fade. Les courbes sont bienvenues, la couleur blanche aussi ! Le Maire doit être content, il a une architecture marine à coté de la mer puisque tout le monde surnomme déjà le multiplex de Besson : Les Dauphins… Bon moi j’y vois plutôt des baleines ou des culs de touristes tout blanc, non ?

Sinon, quoi d’autre ? J’ai bien peur que la mini tour prévue au nord paraisse un peu ridicule. Mais le pauvre Massimiliano a conçu le projet à une époque où nos chers décideurs n’avaient pas encore franchis le rubicond de l’architecture verticale… Bon heureusement, il y aura un silo bientôt rénové à coté pour lui répondre !
Le parc annoncé ne sera pas le grand parc qu’il manque dans ce coin de la ville.
Et enfin, encore une fois, Euromed. nous fait de l'urbanisme de Poupées russes, avec Lion qui fait le plan et chaque grands ilôts (presque des quartiers à eux tout seul ) qui est fait par un autre. Quel lien avec la ville, avec les autres ilots ? Quid des espaces publics au marge du projet ? A Marseille, on vend la ville par quartier entier...

Livraison en 2012, à suivre…

http://www.fuksas.it/html/index.html

25.7.07

Les merveilles de demain...

Notre feuilleton de l'été : Les merveilles de demain !
Alors que le quotidien le plus néoconservateur de France lance un concours qui sent l'opportunisme réchauffé à défaut d’avoir des trucs intéressants à raconter en demandant aux provençaux de choisir entre la Bonne mère et le Vélodrome (un stade !!!) la merveille du patrimoine marseillais, nous lançons notre concours à nous !Manifeste ludique mais honnête et exigeant dans une ville endormie en ce moment par la saison estival où tout à chacun préfère la plage, la mer et la sieste à la ville !Quel « merveille » architecturale demain à Marseille ?Ok, c’est dur dans une ville qui donne l’impression de ne jamais vraiment avoir réussi à assumer une modernité architecturale depuis le viol du Corbu. dans les années 1950 ! Une ville où les édiles jouent au Monopoly en tartinant de tuiles le paysage marseillais. Une ville qui ne connaît pas encore le mot urbanisme…Les lendemains seront-ils plus courageux… rien n’est moins sur dans cette ville aujourd’hui en marge complet du débat mondial sur l’architecture.Pauvres architectes marseillais que nous sommes ! Pauvres marseillais !
Aujourd’hui on commence par un tir Italien… Stefano Boeri associé à Yvan Dipol vont construire à l’horizon 2011 un bâtiment au contenu encore mystérieux mais à la forme résolument osée. Les marseillais s’approprieront-ils ce bâtiment ? Leur fierté sera flatté par la construction du plus grand porte à faux du Monde… Un geste courageux et affirmé à coté du Bunker transparent de Rudy ? L’ingénieur deviendrait-il un artiste ?
Enfin l'architecture devient étrange... et ça c'est pas mal, non ?
À suivre…

http://www.stefanoboeri.net/interface.html

24.7.07

Des vacances atypiques sur la plus grande zone commerciale de France

Quand d'autres font du shopping à New York ou du trekking au Tibet, deux Marseillais ont passé une semaine de vacances dans la plus grande zone commerciale de France, Plan-de-Campagne, en tirant un carnet de voyages plein d'humour exposé jusqu'au 27 septembre à Marseille.
"C'était un été comme tant d'autres. Depuis quelques semaines, nous étions tous soumis à la question rituelle de notre société occidentale post congés payés: qu'est-ce que tu fais pour les vacances? Comme d'habitude plus la destination était lointaine, plus elle semblait provoquer l'envie voire le respect", écrivent les deux auteurs, Stephan Muntaner, artiste, et Guylaine Idoux, journaliste, en introduction.
Mettant en question la notion d'exotisme, ils sont partis près de chez eux, dans une zone commerciale.
Etalée sur 200 hectares, en bordure d'autoroute entre Aix-en-Provence et Marseille, Plan-de-Campagne est un de ces lieux typiques des périphéries des villes françaises, sorte de temple de la consommation où se concentrent 400 enseignes: des supermarchés, des magasins de meubles, d'informatique, de bricolage, de plantes, de nourriture pour animaux, au bord de grands parkings.
Guylaine Idoux et Stephan Muntaner ont abordé les "autochtones" - clients, vendeurs, habitants - "comme on regarde un moine tibétain dans un temple de Lhassa", avec une "certaine tendresse" et "en s'intéressant à leurs coutumes sans les condamner".
Des photos en noir et blanc font découvrir "Raymond", retraité posant fièrement avec ses courges dans son jardin, ou "Monsieur Henri et sa fille", agriculteurs aux 45 moutons. Avant d'être une zone commerciale, Plan-de-Campagne était un vallon agricole.
Plus loin, Stephan Muntaner a apposé sur des sacs plastique des photos de la zone, déserte, un lundi, jour de fermeture. Rectangles de béton sous le soleil, routes quatre voies, néons, caravane jaune du vendeur de plats chinois posée comme au milieu de nulle part: l'endroit a un air de "Paris, Texas" et de grands espaces américains.
Une série d'ex-voto immortalise les clients et leurs achats: Alexandra, jolie blonde, avec son matelas pour chien à 33,99 euros, Céline, professeur d'équitation et son mari avec leur batterie, entourés d'un entrelacs d'instruments de musique dessinés sur la toile.
Au Formule 1, "avec vue sur un palmier en plastique orange, enseigne d'un restaurant de couscous", les auteurs ont rencontré des musiciens algériens, des chimistes suisses, des Espagnols, des Polonais... comme dans une destination de vacances classiques. Après une semaine d'excursions en grandes surfaces, ils sont rentrés, avec soulagement mais pleins de souvenirs, à Marseille.

(Vacances à Plan-de-Campagne, Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, entrée gratuite. Jusqu'au 27 septembre).

19.7.07

Et hop !

Quoi de neuf à Marseille cet été... rien de spécial en attendant les tours !
Et si toute la ville s'étirait ?

17.7.07

Marseille virtuel !


Marseille en 3D
envoyé par Ville-en-3D



PagesJaunes vous propose d’utiliser un nouveau support de visualisation pour vos recherches: Ville en 3D.

Vous pouvez désormais effectuer une recherche locale de professionnels dans une ville 3D entièrement modélisée en relief pour mieux vous repérer: Activités, nom, à proximité d’un point de repère ou d’une adresse précise, choisissez parmi ces critères pour affiner ou élargir votre recherche.
Ville en 3D vous permet d’afficher les réponses attendues dans un univers proche de la réalité et de naviguer intuitivement et librement dans la ville d’un simple clic.

La réalisation de ville en 3D s’effectue en partenariat avec la société Archividéo pour la modélisation 3D et la visualisation sur Internet, InterAtlas ou l’Institut Géographique national (IGN) pour les données orthophotographiques, IGN ou les mairies pour les autres sources de données.

13.7.07

Fêtes urbaines...

L'été, la ville devient belle pour faire la fête... à Marseille, comme ailleurs !
Petit tour des dernières grandes fêtes marseillaises ! Ca sert à ça aussi une ville, non ?
(merci Philippe et http://www.concertandco.com/)
Acte 1 : Fête de la musique - dans un grand brouillard de merguez et de décibels
Un certain masochisme récurrent nous conduit chaque année a faire une dizaine de fois le tour de la Plaine à la recherche du concert perdu, cette année comme les autres. A vrai dire c'était comme toujours, à la fois charmant et crispant. Crispante, la musique jouée à fond par des baffles surpuissants et dont tant de gens se contentent (mention spéciale au moulon au carrefour du Champ de Mars) : au delà d'un certain taux de rhum la plupart des gens n'ont plus besoin que d'un son de salsa, ils se dandinent en ricanant et se foutent pas mal d'avoir ou non des musiciens - c'est bien triste et, au nom de LiveinMarseille, je désapprouve fortement ! Voilà des gens qui méritent bien l'Univers Sale que leur prépare l'industrie du disque.Charmant par contre, tous les petits groupes qui s'évertuent à perpétuer la tradition jacklanguienne et que j'ai la flemme de référencer tous : les fameux djembés relous du cours Julien, le groupe de jeunes punks reprenant du Nirvana au même endroit (et dont le micro du chanteur ne marchait absolument pas), ou encore devant le Pub Notre Dame, le fameux groupe de rock-à-la-con-qui-donne-des-envies-de-meurtre, en enchaînant le terrible diptyque Quelque Chose en Toi / Sunday Bloody Sunday (ce qui réveille immanquablement en nous des envies de casser quelque chose de beau). S'étant emparé des désormais fameux samossas de la Place Paul Cézanne (déjà repérés lors de la Fête de Noailles), on a donc prudemment fui avant Roxanne...Sinon et pour notre grand plaisir, c'est aussi la fameuse soirée où la Maison Hantée rouvre ses portes de métal ajouré (voir en bonus infra, la chronique du restaurant). On y passe à plusieurs reprises entre deux concerts, croisant des punks aggravés et qui désespèrent de voir un bon concert (quand ça veut pas...), sauf à un moment où les Menpenti y jouent, aussi fort que d'habitude (mais avec un son bien pire). Ambiance sympa mais réellement dangereux pour les oreilles, on a pas tenu... Et c'est un adepte de cette musique qui vous le dit !Et puis on a enfin vu les Dirteez, groupe qu'on ratait avec une belle régularité depuis une décennie : un groupe de rockabilly pétaradant et Crampsieux ,chantant dans un micro vintage de toute beauté devant le Cosmic'Up ! A signaler, l'attitude parfaite de crooner décalé du chanteur, impassible devant le passage de flots de gens qui bien souvent cédaient à la tentation de chanter avec lui, et les poses terriblement lascives de la guitariste Wild Cat Lou. Grande classe. Incontestablement notre coup de coeur de la soirée. Celle-ci s'est d'ailleurs finie en constatant tristement qu'il y avait au monde des filles qui, non seulement se faisaient taper dessus en public, mais en plus aimaient ça : même à plusieurs, il n'y a pas eu moyen de séparer la malheureuse demoiselle au nez déjà ensanglanté de son futur bourreau potentiel - l'amour rend décidément les gens bien stupides, il était temps de rentrer.
Acte 2 : Fête du Panier - la réconciliation
Après qu'elle ait été successivement annulée puis ratée (par nous), retour au quartier aux 2600 années et autant de ruelles. Comme l'a pronostiqué La Provence (qui a fait l'incroyable effort de passer voir un défilé de mode dans l'après-midi), la fête a duré jusqu'à très tard (même fatigué on y a quand même tenu jusqu'à minuit et demi, soit le minimum syndical pour une chronique !).On y a notamment écouté avec plaisir rue Caisserie, un désinvolte et explosif duo contenant de vrais morceaux d'On Vend la Caravane dedans : guitare et contre-bassine de bon aloi, chansons décalées et marrantes, et vas'y que j'te reprenne l'Homme à la Moto de Piaf comme si de rien n'était. Un vrai petit moment de bonheur qu'on a squatté bien plus longtemps que prévu, ratant magistralement The Jack place des 13 Cantons (qui avaient pourtant l'air de plaire à la foule) !On a également croisé à plusieurs reprises une très bonne Batucada tout de rouge vêtu, qui a d'abord joué place du Refuge, avant de s'aventurer dans les rues et de déclencher des embouteillages dignes du chantier du tram. Ainsi que, au rayon embouteillages, deux énormes poissons rampants (à moins que ce ne fut des cafards ?) et une inquiétante et magistrale bestiole montée sur échasses.Au rayon têtes d'affiches, un certain Akli D Place des pistoles, pratiquant une world music (gitan/zouk/jazz and co) de qualité avec des lumières soignées (mais les bières étaient vraiment trop chères pour envisager d'y rester longtemps), et puis les amusants Brassens En Afrique place de Lenche, qui font exactement ce que leur nom indique. On y a tapé dans les mains sur des rythmes chaloupés en chantant Pauvre Margot et autres classiques, tout en repoussant les assauts de l'affreuse patronne de resto qui voulait nous chasser sans cesse de sa terrasse.A signaler aussi Place des Moulins, outre l'excellente projection de Tabasco Video qui parlait avec humour de tri sélectif, d'égalité des sexes, de vie du Panier et du clip de la Mamie Rap... On a écouté un petit bout d'un groupe formé d'un guitariste quadra reprenant du Hendrix et d'un jeune joueur de djembé, pour une fois incroyablement talentueux ! Le minot (allez, je vous le fais à 12 ans maxi) s'est ainsi lancé dans un solo de djembé qui était à la fois technique, varié et artistique : la classe totale. Il faut le signer tout de suite parce que s'il persiste, dans 10 ans ce sera le Guem blanc ! Quand on pense au nombre de gens qui nous les brisent avec le même instrument et avec 10 ans de plus ...Ayant bouclé le tour du Quartier par une 2ème vodka tagada, et n'ayant plus la force de goûter à tout ce qui avait l'air bon (un habitant sur deux du Panier a fait la cuisine ce soir-là, c'était littéralement la foire aux accras et aux samossas !), il faut avouer que le courage nous a manqué pour remonter les Accoules et repartir pour un tour - mais si quelqu'un est resté plus tard, sa réaction est attendue pour décrire la suite de la soirée !
Acte 3 : La Fête Bleue - Peut-on pouffer ?
Décidément la couleur bleue a du souci à se faire. La vague bleue n'avait déjà pas eu lieu à Marseille il y a une semaine. La fête du même nom sur le Vieux-Port ? Une sono louée, un DJ au nom improbable, une pauvre guinguette La Cagole, des étudiants en commerce aux t-shirts sponsorisés, quelques animateurs tentant de retenir les gens (qui allaient ...au Panier) en leur mettant du bleu sur la figure...A se demander qui à la Mairie a payé pour cette triste animation sans caractère : même les grands assemblages de ballons bleus avaient du mal à tenir sous le vent et ressemblaient à de pauvres érections chancelantes. La Provence qui a tout de même dépêché deux personnes pour couvrir l'événement a écrit qu'il y avait un millier de personne (en effet, c'est environ ce qu'il y a sur le Vieux-Port un samedi soir ordinaire) et surtout, que la fête a duré "jusqu'à 2 heures du matin". Manque de bol nous sommes passés à 0 h 40 et c'était déjà plié/rangé. Rien que pour ça on se dit que certaine presse régionale mériterait de crever tant elle se fout du monde.
Conclusion : Jean-Claude, si tu savais, tes fêtes, tes fêtes ...
Pour conclure sur ces trois fêtes : le peuple de Marseille a encore démontré avec brio qu'il était tout à fait capable de produire du lien social et du divertissement, que ce soit de façon plus ou moins anarchique (Fête de la Musique), ou plus ou moins subventionnée (Fête du Panier). La seule façon dont ça ne marche pas par ici, c'est quand c'est juste une Fête ...achetée. Belle leçon non ?

12.7.07

9.7.07

MUCEM... coulé ?

Il "faut faire des choix" dans les projets culturels et arrêter de "saupoudrer les subventions sans définir de priorités claires", affirme la ministre de la Culture et de la Communication Christine Albanel, dans une interview au Monde daté de mardi.

« Vouloir tout entreprendre, c'est échouer partout »
La ministre qui affirme "qu'il ne faudra pas compter sur une augmentation spectaculaire" de son budget, estime que "vouloir tout entreprendre, c'est échouer partout". "Donner mieux, c'est aussi être plus exigeant vis-à-vis des bénéficiaires", ajoute Mme Albanel qui indique par ailleurs vouloir "examiner de près tout projet d'envergure, comme l'auditorium de Paris ou le musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée de Marseille dont il faut peut-être faire évoluer le projet scientifique". Interrogée sur sa décision de nommer à la tête de l'établissement public de Versailles, qu'elle dirigeait, Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la Culture, Mme Albanel a indiqué qu'elle "avait proposé plusieurs candidats". L'ancienne patronne de Versailles a par ailleurs réfuté des critiques sur sa gestion du château, estimant "scandaleux et injuste de dire que Versailles est devenu Disneyland".
BM
Source :
http://www.universalpressagency.com

Riccio... show !

Les honneurs n'ont pas non plus altéré le sens de la formule de Rudy Ricciotti. Grand prix national d'architecture 2006, l'homme de Bandol sourit peu et passe pour un provocateur. Après le sublime Pavillon noir d'Aix-en-Provence et en attendant le musée des Civilisations d'Europe et de Méditerranée à Marseille, Rudy Ricciotti passe à l'étranger. Sans utopie - «elle ne fait plus sens, seule la transformation du réel est un projet critique et révolutionnaire» -, avec la même exigence - «le travail et sa culture produisent de la cohésion sociale, il faut commencer par là !» - , Philharmonique de Potsdam ou pont de la Paix à Séoul, il reste un homme libre : «C'est toujours le même métier. Ce ne sont pas mes expériences chinoises, italiennes, japonaises, algériennes ou allemandes qui permettent de vivre à mon agence...» Architecte-combattant à l'étrange douceur dissimulée, Ricciotti connaît la colère : «On est dans le domaine de la lutte, car notre pays possède une vraie conscience collective au service du laid en architecture.» Il n'a pas tort. «Dans ces conditions, être rebelle relève du minimum éthique.» Alors, bâtir à l'étranger, c'est mieux, plus simple, plus gratifiant ? Laconique : «Je n'ai pas la fascination mythologique de la distance...»

5.7.07

Monopoly

L'américain Lone Star met en vente ses 505 logements et 193 commerces !

Le dossier est ultra-confidentiel. Son nom de code : project sun and moon, (projet soleil et lune) Porté par une banque d'affaires, il s'agit d'une offre de vente du patrimoine du fonds d'investissement Lone Star, rue de la République : 50000 m² de boutiques et 41600 m² de logements. Selon nos informations, le document, dont nous avons eu connaissance, a été adressé à une vingtaine d'acheteurs potentiels (grands promoteurs, fonds d'investissement, investisseurs institutionnels). Le prix demandé avoisinerait les 250 millions d'euros, soit plus du double de celui investit par Lone star en 2004 (106 M€). Lors de la présentation de son projet, en 2004, Marseille République, filiale de Lone Star qui gère la réhabilitation d'une partie de la rue, expliquait que son engagement durerait jusqu'en 2010. Précisant qu'elle mettrait sur la table, grâce au concours de deux banques, plus de 300 millions d'euros pour réussir pleinement cette opération. Pourquoi alors un tel revirement de la part d'un fonds d'investissement de ce calibre? Certes, l'arrivée de "l'Américain" à Marseille fut houleuse, notamment s'agissant d'une partie de la classe politique locale et d'associations de locataires, critiquant les méthodes de relogement jugées"expéditives".Il est vrai aussi que la faible rentabilité, à court terme, d'un chantier de cette ampleur pourrait jouer un rôle déterminant. D'autres raisons encore pourraient avoir influencé les financiers de Lone Star qui s'est donné, au maximum, jusqu'à la fin de l'année pour mener à bien cet appel d'offres, selon le fameux document. En attendant, l'aboutissement dudit appel d'offres pourrait compromettre --à tout le moins ralentir-- la fin de la réhabilitation de cet axe, devenu l'une des priorités pour la Ville. Quant aux particuliers qui ont récemment acheté des appartements dans cette partie de la rue, ils auront nécessairement le sentiment d'avoir été trompés si, d'aventure, les nouveaux investisseurs changeaient soudainement de stratégie. Bien évidemment, nous n'en sommes pas encore là. Mais la question ne manquera pas d'être posée. Pour sa part, Eric Foillard, PDG de Marseille République, joint hier soir par téléphone, a démenti l'information, évoquant une "nouvelle entreprise de déstabilisation".

Par Florent Provansal ( fprovansal@laprovence-presse.fr )

3.7.07

Sarkotram !











La venue du Président de la République pour inaugurer le tramway de Marseille a provoqué un énorme embouteillage ce matin dans les rues de la ville... un comble pour l'aboutissement d'un projet de transport en commun, non ?