24.2.06

La Buse d'or... les nominés !

Après les vœux qui puent, nous voilà à la période des récompenses.
Alors quel est le bâtiment fini en 2005 qui mérite une buse d’or tellement il est moche :
- Les archives et la bibliothèque départementales, par Vezzoni pour le Conseil Général des Bouches-du-Rhône nominée pour sa forme incroyable et la qualité des matériaux !
- La gare Maritime par Lanoire et Courrian pour le Port Autonome de Marseille nominé pour s’être montré à la "hauteur" de son site et pour ses accès qui s'annoncent déjà très pratiques !
- L’immeuble de logements 214-216 avenue du Prado par Poissonnier et Ferran, pour Kaufman and Broad nominé pour la générosité des ouvertures et la subtile utilisation de la pierre!
- Le collège Jean-claude Izzo, par Lacube et Redondo pour le Conseil Général des Bouches-du-Rhône nominé pour le nombre exceptionnel de matériaux utilisés et l'imaginaire portuaire assumé !
… n’hésitez pas à nominer d’autres chef d’œuvre en puissance !

Agitateurs !

23.2.06

Mort annoncée de l'École d'Architecture de Marseille ?

Dans une région où l'ambiance architecturale médiocre n'a d'égale que le nombre de tuile que l’on retrouve sur les toitures ; le projet à Nice d’une école internationale d’architecture dirigée par Jean Nouvel, sûrement privée, forcément élitiste, portera peut-être le coup de grâce d’une école en déclin, sans projet, sans ambition, sans moyen ! L’école d’architecture de Marseille se meurt et finalement qui la pleurera dans une ville où l’architecture n’a, au fond, pas grande importance ?

21.2.06

Habiter, du plaisir au luxe... De la villa … aux logements collectifs

Des villas aux logements collectifs, les recherches d’Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal sur l’habitat sont autant de propositions pour une société qui se construirait depuis ses « intérieurs ».Permettre de grandir, se développer, s’épanouir, se multiplier, c’est avant tout imaginer un environnement, un milieu, un « biotope ». Les conditions d’habiter sont ici plus importantes que les formes de l’habitat.



Lumière et température suffisantes, surface et volume pour croître. Ne serait-ce pas habiter une nature idéale, un intérieur semblable à l’extérieur mais sans agressions possibles ? Et si ces conditions sont réunies dans l’habitation, pourquoi ne pas partir de ces « natures intérieures » pour créer les villes ?
De la célèbre villa Latapie à Floirac, à l’immeuble de logements de Poitiers, des résidences du Cap Ferret en Gironde et du projet de Marsiglia en Corse aux propositions de reconversion des grands ensembles et au projet du petit Maroc à Saint-Nazaire, de la villa de Coutras aux logements sociaux de Mulhouse : chaque maison devient le prototype d’un possible immeuble de logements.
Ces prototypes explorent différents questionnements :- Ne pas toucher au site urbain ou naturel … mais simplement venir habiter ce milieu.- Développer une économie de l’existence … moins de matières pour plus d’espace.- S’extraire des logiques standards … pour laisser la liberté à la différence.




Appropriation et libertés

Chacun peut investir l’espace… mais chacun doit, avant, le matérialiser, le cerner : car rien n’est défini sinon la lumière et le paysage environnant, toujours présent... près et loin.
Ici, faire de ce lieu son territoire c’est jouer des limites : il y a le mur qui glisse puis se déploie pour se refermer plus tard, la terrasse à l’intérieur, la cuisine à peine esquissée est toute ouverte, la pièce qui changera avec les saisons, les murs ressemblants aux plafonds et les fenêtres qui se ferment avec des volets-murs.
S’approprier l’espace pour habiter : voilà le chemin de la liberté offerte. Cette démarche souvent maladroite est pourtant pleine des certitudes de l’occupant qui installe ses meubles, ses objets technologiques, ses enfants, ses habitudes, sa brosse à dents et ses rêves. Cette appropriation se confronte à la liberté de l’espace. Elle donne aussi tout son sens au lieu et le multiplie à l’envi des habitants. Autant d’intérieurs autant d’histoires d’habitants. Si souvent l’habitant semble venir en envahisseur de « l’oeuvre architecturale » pour la « pervertir », ici il la met en scène ; à lui les « risques » et le « pouvoir de l’architecture ».




L’économie de l’existence

Elle trouve, notamment, ses sources dans l’observation de certaines architectures africaines qui procèdent de l’assemblage minimum d’éléments locaux pour la protection contre le soleil et la délimitation du territoire de l’habitation. Les systèmes constructifs sont choisis afin de créer des enveloppes environnementales, et sont développés dans le sens d’une économie qui offre ainsi davantage d’espace, de confort et de plaisir. Le principe des serres est souvent réapproprié : s’il apporte une esthétique de la transparence, il permet surtout de recueillir la lumière destinée aux habitants et aux plantes, mais aussi de dilater l’espace. Cette économie de l’existence est celle du volume donné pour vivre.

Quand la villa Noailles redeviendra-t-elle une villa ?

L’exposition n’ignore pas les lieux, mais révèle ce rôle que la villa savait si bien tenir « accueillir » : Recevoir chez les Noailles, c’était offrir des séries d’activités notamment sportives comme l’imposante piscine intérieure, ou l’étonnante salle de squash avec son toit verrière.
Chaque pièce du plateau sportif est ainsi reconsidérée comme un milieu différent, un « biotope » qui entrera en résonance avec les projets d’habitation des architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.

L’exposition

Un parcours entre villas et logements collectifs. Les relations entre les villas et les logements collectifs seront présentées dans un parcours articulant images fixes et images en mouvements. Les séquences en mouvement sont des séries d’instantanés qui témoignent de la vie à l’intérieur des lieux et de l’appropriation par les habitants de leur espace. Ces témoignages sont rares, mais ils permettent loin des images d’édifices vides de saisir les intentions et les volontés des architectes. Ces instantanés, présentés en très grand format, rendent également compte de l’importance du site et de ses rapports avec les constructions. Si l’architecture ne peut s’exposer, mais seulement se visiter, ces images – plus d’une centaine – rassemblées ici offrent une lecture à la fois dense et intime.



Exposition du 19 février au 2 avril 2006
vernissage le samedi 18 févriervilla Noaillesmontée de Noailles83400 Hyères
ouvert tous les jours sauf lundi, mardi et jours fériés10h - 12h / 14h - 17h30
entrée libre - Tel.: 04.98.08.01.98

Article paru sur Batiweb, le mardi 21 février 2006.





15.2.06

comme ça...

"Toi ma ville"

J'suis là, des vagues dans l'âme.
A ce fameux détour de rue
Où je t'ai rencontrée,
Tu me disais "Never",
Et moi je me pointais,
Même un peu avant l'heure:
8h30. grâce au dernier tram.

Ton terrier est le métro,
Le meilleur pour poser tes lapins,
Je suis tombé dans tes panneaux !
Alors, j'ai tracé jusqu'à ta porte:
Ouais, j'ai trouvé une perspective
Une qu'on imagine en plan,
Même pas triomphale en définitive !
Et du vent qui courbait tes passants.


Tu t'effaçait à force de ma traque.
Alors vite: j'ai mis mon auto,
Pour m'abandonner dans tes bretelles,
Et j'ai déboulé su' l'cardo.
Finalement, j'me suis trouvé égaré,
Et garé.
Une fois encore.
Pour ne pas me perdre,
J'ai semé mes semelles.
Et filé.


Avec toi, je me sens folle,
Je monte dans tes bus,
Je t'aime sans mur, sans ceinture.
Ceinture de chasteté
Chaste t'es ?
Toi qui laisse le premier
Venu fouler ton pavé,
J'arrive dans la rue Terrusse,
Et je dévale dans les rigoles
Jusqu'à l'église – rue soit louée !
Je connais ton visage au point du jour,
Je te connais à guichet fermé
Et pour toujours,
Je connais tes boulangères,
Tes commères aussi.
Je préfère tes boulangères.

Notre histoire en blanc,
Maintenant je vais m'asseoir,
Fatigué sur ton banc
D'essai… histoire de voir.

lb

14.2.06

Un espace d'Exposition sur la rue de La République

Depuis ce mardi 14 février 2006, un espace accueillant l'exposition permanente "Naissance & Renaissance de la rue de La République" est ouvert à toutes et tous.
Les curieux pourront y trouver les explications sur les origines de cette grande artère marseillaise, son évolution et son devenir.

Espace République - 74, boulevard des Dames - 13002 Marseille

Cagette à Arles








13.2.06

Marseille attend son musée euroméditerranéen...

Camarade, je sais que vous ne lisez pas souvent le Figaro et pourtant, parfois, nous y trouvons des articles forts intéressants parlant de notre bonne ville...
"Lancée en 1995 par Jacques Toubon et Françoise Cachin lorsqu'ils occupaient respectivement les fonctions de ministre de la Culture et de directrice des musées de France, l'idée du Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (Mucem), devenue un projet concret, marque le pas. Un retard qui inquiète son directeur, Michel Colardelle, archéologue, conservateur général du patrimoine, ancien conseiller technique de Jack Lang, nommé en 1996 à la tête du Musée national des arts et traditions populaires de la porte Maillot, pour mener à bien cette acrobatique mutation.
Un retard, en outre, difficilement explicable puisque le dossier est désormais totalement ficelé. Le futur musée, qui réunira sur 13 500 mètres carrés les collections des ATP et celles d'ethnographie européenne du Musée de l'homme, mais qui devra s'ouvrir sur l'ensemble des cultures de la Méditerranée, a son site – le fort Saint-Jean et le môle J 4 de la Joliette, à l'entrée du Vieux-Port, sur lequel un bâtiment sera construit.


En février 2004, Jean-Jacques Aillagon annonçait le maintien du projet en même temps que les noms des lauréats du concours d'architecture pour le bâtiment du môle J 4 : les Marseillais Rudy Ricciotti et Roland Carta. En septembre 2004, c'est l'équipe chargée de bâtir le Centre des collections – Corinne Vezzoni et Aura Associés – qui était désignée. Enfin, le 5 septembre dernier, les ATP fermaient leurs portes et le «chantier des collections» commençait.
Alors, pourquoi ce scepticisme de la part de certains élus locaux, convaincus que le musée se fera – peut-être – mais, dans tous les cas, plus tard ?"
Le figaro - 13 février 2006

9.2.06

Un blog, pour quoi faire ?

Ca y est la technologie nous rattrape... le monde entier pourra nous lire !
Mais qu'est-ce qu'on va bien pouvoir raconter ? Amis chasseurs, désolé mais nous ne parlerons pas ici de la chasse à la buse. Sur ce canal, on va causer Ville. Grandeurs, bassesses, rêves ou médiocrités de ses acteurs... Ce blog est un vrai espace de débat démocratique. Pas de censure en vue, l'anonymat pour liberté... Allez zu !
jeudi 9 février 2006... début de l'aventure.